Dès le début du PCT, le deuxième ou troisième jour, on rencontre la forêt sur les contreforts des Laguna Mountains et on la retrouve dès qu'on monte dans un des massifs qui se succèdent sur le chemin en Californie du sud. Dans la Sierra Nevada, le PCT navigue autour de la limite supérieure de la forêt, alternant entre les heures sous les arbres et les heures au dessus d'eux. Enfin, à partir de la Californie du nord et dans tout l'Oregon, on passe l'essentiel de son temps sous le couvert forestier.
Cette forêt est de bout en bout archi dominée par les conifères, ce qui lui donne une grande homogénéité d'allure : troncs très droits qui montent haut avant les premières branches (ce qui rend impossible de suspendre un sac de nourriture, comme recommandé quand on a pas de Bear canister), aiguilles d'un vert sombre, sol souvent dépourvu de sous-bois végétal mais encombré par les troncs couchés et les branches et aiguilles mortes des arbres tombés, à toutes les étapes de leur décomposition.
Cette monotonie connaît quelques variations:
forêt clairsemée
forêt dense

La quantité d'arbres morts est impressionnante et s'explique par le fait que le PCT passe presqu'uniquement dans des secteurs « naturels » non exploités, protégés par différents statuts : National Forest, National Park, State Park, Wilderness, etc. L'absence d'exploitation du bois implique donc que les sentiers doivent y être entretenus par les gestionnaires uniquement pour le bénéfice des randonneurs, et l'on note à cet égard de grandes disparités d'un secteur à l'autre. En général, dans les Parcs (nationaux ou de Californie), les troncs et branches qui barrent le chemin sont coupés et une signalétique est en place à chaque croisement. En revanche, selon les différents districts du National Forest Service (NFS), on note une grande hétérogénéité entre ceux qui sont bien entretenus du point de vue du randonneur et ceux qui semblent laissés quasiment à l'abandon (cf. jour 69 du parcours).

Or, après un hiver et un printemps aussi enneigés qu'en 2017, la quantité d'arbres tombés semble immense, et randonner devient un vrai parcours du combattant tant que la continuité du sentier n'a pas été rétablie par le gestionnaire de la forêt. Avec la neige persistante, il semble que dans certains cas il ne viendra pas avant la fin de l'été...
Où est le sentier?
Où est le sentier? Je vous promet qu'il est là!