Un médecin renverse le problème en utilisant l'expression "addiction à la chaise". C'est assez drôle aussi!

Imaginons les dangers auxquels nous nous exposons chaque fois que nous nous asseyons: c'est tellement confortable que nous risquons de ne plus vouloir nous lever! Nous attendrons ensuite avec impatience, durant tout le temps passé debout, le moment de revenir à la position assise... Pour lutter contre cette addiction, il existe dans l'entreprise de mon frère des bureaux où on peut travailler debout.

Au-delà de la dépendance stricto sensu à une substance toxique dont il faut augmenter progressivement la dose pour continuer à en ressentir les bénéfices, comme l'alcool, le tabac et les autres vraies drogues, il faut sans doute se méfier de l'usage abusif de la notion d'addiction. En effet, le sensationnalisme médiatique a étendu la notion au travail, au sexe, à Internet ou au sport. Cela revient donc à parler d'addiction pour tous les plaisirs intenses... Je pourrais facilement admettre ma dépendance à tous ceux-ci, en ajoutant à cette liste non seulement le chocolat mais aussi les paysages!

En effet, marcher et courir, activités auxquelles je suis "accro", sont pour moi absolument indissociables des paysages sans lesquels je ne saurai passer 24h en courant ou 100 jours en marchant. Inversement je n'imagine pas l'ennui de les réaliser sur un tapis roulant plus d'une demi-heure... à moins de développer une addiction aux jeux ou séries vidéos projetés sur les écrans dont disposent maintenant ces tapis mécaniques?